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Graines de voyages à découvrir

jeudi 5 août 2021

Je te perds alors que tu es là

Je rentre et je sens une bonne odeur. 
Souvent, tu es déjà en train de d’activer aux fourneaux.
Des pâtes à la sauce tomate avec une demi livre de beurre, du pain perdu, de la soupe aux poireaux,… Il est 17h30, et je t’accompagne pour le diner, oui à 17h30 !... 
Depuis la mort de mamie, je passe en sortant du bureau pour te voir et pour que tu ne manges pas seul car je sais que tu es survivant, tu n’as plus ta femme, ton amour. 
Tu me racontes tes souvenirs de jeunesse, la guerre, le service militaire, tes premiers amours, la rencontre avec mamie, on parle de la pluie, du beau temps. 
Comme un vieux couple, nous faisons la vaisselle ensemble et je repars à 19h pour que tu puisses aller te coucher. 
Tu me raccompagnes et tu me fais coucou, appuyer sur ta grille, jusqu’à ce que j’ai quitté la rue. 

Cette période aura duré longtemps et puis les rendez vous se ont espacés progressivement. 
Les horaires plus longs au boulot, l’achat et les travaux à la maison, la naissance de ma fille. 
Pour autant, nous gardions des moments privilégiés, tôt le matin avant d’aller au bureau, je passe boire le café. 
Voilà que le temps a passé et maintenant tu as 90 ans. 
Je me suis toujours dit que le pire serait le jour où tu allais mourir. 
Que se serait pour moi une épreuve terrible et qu’on a beau « se préparer » psychologiquement, au moment de la séparation, on n’est jamais prêt. 
Mais le pire, en fait, c’est de te perdre alors que tu es là. 
Aujourd’hui, tu refuses d’accepter ton âge et toute adaptation de ton environnement ou changement d’habitude est vécu comme une persécution, tu es exigeant, têtu, tout est urgent, tu te mets en danger plutôt que d’accepter de l’aide, tu es absent : je te vois parfois assis avec tes yeux clairs figés dans le vide, tu es négatif parfois même agressif, tu es anxieux. 
Tu nous menaces « si je vais en maison de retraite, je me laisserais mourir » 
Bref, on appelle cela les difficultés liées à la perte d’autonomie. 
Et pour nous, ta famille proche, ce n’est pas facile. 

Les rôles changent, je ne suis pas ta bienveillante petite fille qui vient boire un café, je suis l’intendante de la maison. 
Je viens pour évaluer tes besoins et mettre en place des plans d’actions pour te maintenir, selon ton souhait, à domicile. 
Gérer les aides ménagères, faire tes courses, veiller à la propreté et à la sécurité. 
Un rôle ingrat, car pour toi, je suis à la fois bienfaitrice par mon aide mais également tortionnaire par les limites que je t’impose. (couper ton fil à linge pour ne plus te voir grimper sur des chaises, bouger des meubles pour ne plus que tu prennes les pieds dedans, te demander de faire des lessives plus souvent..) 

Ce matin, tu nous appelles à 4h40 car tu as fait une chute, nous courons pour arriver chez toi. 
Cette fois encore, tu as de la chance, tu n’es pas trop blessé. 
Nous bataillons pour déplacer cette foutue chaise dans le passage pour éviter que tu ne retombes, tu n’es pas arrangeant, ni tendre avec nous. 
Nous t’écoutons dire que tu aurais préféré y rester parce que tu n’es plus qu’un « grabataire ». 
Nous sortons découragés, épuisés, résignés. 
Ce n’est plus toi. 
Alors je ferme les yeux, j’accepte que cet homme amer ne soit pas toi. 
Tu disparais un peu chaque jour. 
Alors je monte dans ma voiture et je repense à cette odeur de pain perdu qui m’attendait quand je venais te voir et je sais qu’en dépit des difficultés, ma place est ici et maintenant à tes côtés en souvenir de çà.

Je rentre chez moi, il est 6h, je suis fatiguée, je monte dans ma chambre où mon mari et ma fille sont endormis dans le lit. Ma fille me dit qu’elle veut dormir contre moi, je la sers bien fort dans mes bras, je respire l’odeur de ses cheveux et je me repose une heure avant de repartir au bureau. 
La vie est là, elle continue malgré tout et me donner la force de me dépasser pour toi.



vendredi 16 octobre 2020

6 ans déjà !


Ma petite fille tu vas avoir 6 ans déjà.
Chaque année, je m’étonne que le temps passe si vite et je ne sais pas pourquoi mon cœur se sent tout chamboulé. J’ai toujours au fond de ma mémoire le souvenir de ta naissance qui a bouleversé ma vie.
Cette année 2020 a été particulière mais tant que ta main est dans la mienne tout va bien.
Tu m’apportes tellement de bonheur que ton sourire suffit à éclairer et à enchanter mon quotidien.

Avoir été confiné à tes côtés a été la plus belle chance de pouvoir passer du temps avec toi et je garde chacun de ses souvenirs dans mon cœur.

Maintenant la course contre le temps a recommencé, tu viens de rentrer au CP et nous sommes retournés au travail, chaque minute que je peux passer avec toi est un trésor.

Tu es une petite fille extraordinaire pleine d’humour, d’empathie, d’imagination, curieuse de ce qui l’entoure, j’adore passer du temps avec toi.

Cette année, tu as choisi le thème de la reine des neiges 2, je suis certaine que tu seras une merveilleuse princesse protectrice des éléments naturels.

Je t’aime de tout mon cœur ma petite croquette.



Extrait choisis chanson Reine des Neiges 2 :

" Pour moi rien ne change, c'est toujours ta main dans la mienne

Les jours se ressemblent, on s'aimera quoiqu'il advienne

Comme un mur de pierre, résiste à l'hiver tu m'aides à rester debout

Il faut remercier la vie quand elle est aussi belle

La chance va durer, oublie le passé, le présent avant tout

Pour moi rien ne change, il n'est point d'avenir sans nous"





jeudi 24 septembre 2020

"Tu viens jouer maman?"


Mais où va mon énergie en cette rentrée ?
On entend parler de plus en plus de charges mentales et j’avoue que ces derniers jours, je me dis quand même que c’est un sacré sport.Le confinement nous avait apporté une autre façon de vivre et j’ai vraiment du mal à reprendre le rythme quasi-militaire et le poids de ces choses du quotidien.

Je redécouvre la désagréable sensation de me sentir absente, déconnectée de moi-même parce que submergée par une somme de pensées pesantes et une multitude de difficultés qui m’étouffent.
Je n’arrive plus à poser mon attention, mon cerveau ne cesse d’être en action et de penser à autre chose.
L'organisation par l'anticipation et la souplesse pour s’adapter ne sont pas suffisantes. 

Alors j’ai commencé à lister en 15 jours, ce qui occupe mon esprit, c’est :
Les problèmes du quotidien, le lave-vaisselle qui est tombé en panne, remplacé et maintenant le nouveau reçu qui a problème d’ouverture avec la porte (« ne quittez pas, nous allons prendre votre appel… »), l’ordinateur qui a décidé de ne plus fonctionner et puis finalement qui va mieux après quelques heures de mise à jour, le gps qui a décidé de ne plus s’allumer et qui n’est pas revenu du SAV, l’abonnement au journal de mon grand-père qui devait démarrer le 18 et qui est arrivé le 23 après plusieurs réclamations, les appels des aides à domicile car le livreur de repas a oublié le fromage et le dessert (***bordel, c’est pas compliqué de livrer le repas entier !), le mur de salle de bain qui a gonflé et qu’il faut réparer, l’ouverture de la porte de la voiture qui déconne, « t’as pas vu ma carte bleue ? » (ggrr, quoi, tu l’as perdue !!!)
Et puis la gestion du quotidien, le planning à respecter, (on est quel jour déjà ?!!!) flute le jeudi il faut rendre le livre de bibliothèque, préparer les affaires de sport, et chaque jour ai-je bien préparé le sac à gouter, les masques, les vêtements, les devoirs, le repas, les tâches ménagères, les courses. 
Le suivi des invitations à l’anniversaire, qui m’a répondu ou pas? pour être 10 personnes maximum.
Et puis peut être bien enfoui au fond du cœur le tsunami concernant ma mamie qui bouleverse notre famille.
Comme à la maison c’était calme..., il y a le boulot aussi et l’ensemble de ses problématiques et échéances à respecter. 
La vie ordinaire d’une femme en 2020, me direz-vous ?  ;-)

Et puis cette petite voix en pleine tempête qui me demande « Maman, tu viens jouer ? »
C’est peut-être çà qui me peine et me révolte, de m’entendre dire « Après chérie. Maman est occupée » - Le fameux « après » qu’on ne fait jamais.
Pourtant le plus important, la vie est là. 
Cette invitation au bonheur mérite-t-elle de passer après autre chose ?
Alors voilà, il y a de la colère, de la tristesse, de la fatigue, chères émotions, je vous écoute, non je ne serais pas prisonnière de cette situation, non je vais résister. Je vais faire confiance à mon enfant.
Je vais m’octroyer ce temps essentiel, pour moi, pour nous, et le crier bien haut :
« allez tous vous faire foutre ! je vais jouer, le reste attendra !»




vendredi 3 juillet 2020

Paroles d’une confinée heureuse


Le 12 Mars, nous apprenons que l’école va fermer ses portes.
Et puis voilà très vite, une mesure tombe : le confinement.
Une mesure déstabilisante par son caractère inédit et sa rapidité d’application.
On l’attendait sans vraiment croire que çà arriverait.
Et tout à coup, en une journée tout bascule, le quotidien change radicalement, chômage partiel, écoles fermées, réunions familiales interdites, scènes de ruées et rayons vides dans les supermarchés, attestation de sorties obligatoires et le risque.
Mais où est le risque ? Des informations contradictoires, un virus dont on peut être porteur sain, déclenché des symptômes 15 jours plus tard, mourir en quelques jours, un traitement existe, peut être oui - peut être non, faut-il porter un masque ?
Ce virus d’où vient-il ? Un complot, un laboratoire chinois, un pangolin ?
Que des questions sans réponses…

Et pourtant, voici une période de ma vie particulièrement heureuse.
Parce que très vite, nous avons réalisé que nous avions la chance d’être protégés : nous étions en bonne santé, avec un toit sur notre tête, la possibilité de pouvoir acheter de la nourriture en limitant les contacts, la possibilité de chômage partiel. Nous savions nos proches loin mais en bonne santé. L’essentiel était là.

Au départ, nous nous tenions à distance de l’actualité, pour protéger notre fille, nous avons décidé au départ de lui dire que nous étions « en vacances ».
Cela donnait un caractère beaucoup plus festif à cet enfermement, cela expliquait que nous étions disponibles pour jouer et pour passer du temps ensemble.
Nous avons essayé de conserver un rythme classique :
Se lever vers 8h, petit déjeuner, se laver, faire les activités d’école, jouer, préparer le repas et manger. L’après-midi, sieste, gouter, jeux, diner et un petit film.
La télé était coupée sauf pour le film du soir et la radio branchée sur RTL2 pour écouter principalement de la musique.
La famille et les amis proches nous manquaient beaucoup alors on s’appelait chaque semaine juste pour s’envoyer des bisous.
Nous avons intégré l’école à la maison sans problème grâce au soutien de la maitresse qui nous apportait chaque semaine des activités dans la boite aux lettres et j’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à me sentir utile dans l’apprentissage des savoirs essentiels comme écrire, lire et compter en essayant de proposer une approche ludique.

Ce qui marque dans cet arrêt brusque de la société c’est le retour à l’essentiel.
Notre grande force c’est qu’étant en cheminement depuis quelques temps nous n’avons pas été beaucoup déstabilisé.
J’en ai profité pour faire du tri et du nettoyage à la maison, de la peinture, de la couture, de la cuisine, des loisirs créatifs, des jeux dans le jardin une belle opportunité de transformer une contrainte en opportunité.
Faire soi-même et le partager, prendre le temps tout simplement, quelle chance!
Et en plus le soleil était au rendez vous.

Lorsque j’ai dû annoncer à ma fille que notre séjour familial en Vendée était annulé, il a fallu poser des mots pour expliquer la situation sans faire peur.
Ce n’est pas évident d’expliquer le « conaravirus » à son enfant et de lui demander de porter un masque et d’appliquer des gestes protecteurs pour sortir de la maison.
C’est peut-être cela qui m’a peiné : expliquer à mon enfant qu’elle doit se protéger du monde extérieur.
Je faisais déjà un terrible constat de l’état du monde dans lequel nous étions mais cette fois ci cela se concrétisait brutalement dans notre quotidien.
Mes inquiétudes sur le réchauffement climatique, la destruction des écosystèmes, les inégalités sociales …et les toutes les autres horreurs du monde, je les garde au plus profond de moi, je protège mon enfant en l’épargnant de l’actualité et en lui enseignant des valeurs qui me semblent importantes.

Alors nait l’illusion du monde d’après : et si ce retour à l’essentiel dans tous les foyers apportait une nouvelle conscience à chacun ?
Conscience que la solidarité, l’entraide, la protection de notre environnement et des êtres vivants, les commerces et échanges de proximité serait les bases à intégrer dans notre société.
Arriverons-nous à comprendre que nous dépendons les uns des autres.
Un article de Charlie Hebdo disait « le confinement aura démontré 3 choses :
 - notre économie s’effondre dès qu’elle cesse de vendre des trucs inutiles à des gens surendettés,
 - il est parfaitement possible de réduire fortement la pollution.
 - les personnes les moins bien payées sont les plus essentielles à son fonctionnement »
Il m’est arrivé d’être désespéré notamment début Mai en voyant des personnes prendre d’assaut les centres commerciaux ou Mc Do et voir des déchets trainer sur le sol (comme les masques et gants)
Parfois avec colère, j’ai bougonné que notre espèce ne mérite qu’un virus qui viendrait l’exterminer.
Et puis, je me dis que je ne peux pas laisser cette flamme s’éteindre, que si je ne crois qu’un autre futur est possible qui le fera pour moi ?
Il faut préserver cette graine d’espoir dans le fond de mon cœur qui me rend vivante et fais de moi ce que je suis.
Plus que jamais l’avenir est incertain, la force de ma génération sera sa capacité de créer et de s’adapter.
Je garde espoir en ce monde à créer pour le futur de mon enfant.

Doucement, le déconfinement s’accélère et c’est là le plus difficile car j’avoue que nous avons eu la chance de passer cette crise sans encombre en ayant des conditions favorables.
Cette parenthèse enchantée m’a montré la chance d’avoir un foyer aimant dans un environnement calme car je ne l’aurais peut-être pas vécu si bien si j’étais enfermée sans jardin sans contact avec la nature ou si j’avais été seule à mon domicile.
Je n’oublie pas que ce confinement a aussi engendré la solitude, la violence et la peur dans d’autres foyers.

Je reprends petit à petit le rythme « normal » enfin le rythme « d’avant la crise » car je ne pense que ce rythme soit « normal ».
Plus que jamais je sens que j’ai besoin de passer le maximum de temps avec ma famille et surtout avec ma fille.
Je n’aime pas avoir cette sensation de course effrénée, devoir comptabiliser mon temps, faire des plannings, optimiser mes trajets et mon temps pour faire le maximum de tâches. 
Je me sens conforté dans le cheminement que j’emprunte depuis quelques temps :
le vrai Bonheur est dans les choses simples.

Merci à mon mari et ma fille, compagnons de confinement, avec qui j’ai passée de beaux moments de complicité.
Merci à ma famille pour leurs appels réconfortants et pour la joie des retrouvailles
Merci aux amis qui ont pris des nouvelles et échanger dans cette période
Merci à toi l’inconnu au détour d’un magasin qui a été sympathique et m’a rendu le monde extérieur moins sauvage




Les grandes dates  :
26/02/20 : premier décès d’un Français contaminé par le coronavirus
28/02/20 : passage au stade 2 de la situation épidémique

08/03/20 : le cap des 1000 cas franchi en France
12/03/20 : Allocution télévisée du président : fermeture des crèches, écoles, collèges, lycéees et universités
13/03/20 : interdiction des rassemblements de +100 personnes
14/03/20 : passage au stade 3 de la situation épidémique
16/03/20 : Allocution télévisée du président : information sur la mise en place des mesures de confinement
17/03/20 : Mise en place du confinement pour 15 jours
27/03/20 : confinement prolongé jusqu’au 15 Avril

30/03/20 : le cap des 3000 cas franchi en France



10/04/20 : le nombre de décès passe la barre des 13 000



13/04/20 : Allocution télévisée du président : strict prolongement du confinement jusqu’au 11 mai



20/04/20 : La France dépasse le cap des 20.000 tuées par le nouveau coronavirus
09/05/20 : La France prolonge l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet
11/05/20 : Mise en place d’une cartographie pour un déconfinement progressif. Réouverture partielle des écoles
02/06/20 : réouverture des bars, restaurants et piscine
15/06/20 : reprise de l’école pour ma fille
22/06/20 : Ecole et collèges obligatoires, réouverture salles de cinéma, casinos, sports collectifs
03/07/20 : 29 875 décès en France - 10.8 millions de cas  infectes dans le monde


Ressources :



CALOGERO - On fait comme si





C'est un drôle de silence qui vient de la rue
Comme un dimanche imprévu
Un homme chante là-bas, sur un balcon
Sa voisine l'accompagne au violon
On a dit aux enfants des mots qui rassurent
C'était comme une aventure
On a collé leur dessin sur le frigo
On a éteint les chaînes d'infos
On fait comme si, tout n'était qu'un jeu
On fait comme si, on fait comme on peut
Quand vient la nuit, en fermant les yeux
On fait comme si ce monde était encore heureux
On fait comme si, on n'était pas là
Parents, amis, on se reverra
Et même si, ce printemps s'en va
Juré, promis, le monde recommencera
Malgré les peurs, il y a des rires qui s'accrochent
Être si loin nous rapproche
Même pour parler de rien, du bleu du ciel
Surtout donne-moi des nouvelles
On fait comme si, tout n'était

ALDEBERT - CORONAMINUS
Avis à tous les terriens
Le Corona Minus, un tout petit mais très dangereux virus extraterrestre
En provenance de Vénus, s'est posé sur la Terre
Et c'est à nous petits et grands, super-héros du quotidien
De nous défendre pour l'éliminer
Votre mission si vous l'acceptez est la suivante

Lavez-vous les deux mains une demie minute
En récré, prenez soin d'éviter les disputes
Respectez la distance avec tous les copains
D'un mètre, dit la science et puis tout ira bien
Que vous soyez à Berlin, Strasbourg ou Hollywood
Prenez garde toujours, toussez dans votre coude
Évitez les balades dans les endroits bondés
Ne tombez pas malades, donc voilà une idée
Nom d'un petit pangolin
Je ne sais pas ce qui me retient
D'renvoyer sur Vénus
Ce satané virus
Eh, nom d'une
Nom d'un petit pangolin
Je ne sais pas ce qui me retient
D'renvoyer sur Vénus
Ce satané virus
Eh, nom d'une chauve-souris
Mais quand va-t-il filer d'ici?
Déserter notre globe
Satané microbe
La condition requise pour aller mieux demain
Ne faites plus de bises, ne serrez pas de mains
Mais pour être peinards, soyez mobilisés
Jetez votre mouchoir une fois utilisé
À l'école ou la maison, restez zen et candides
Telle est votre mission et ce fichu COVID
Nous lâchera les baskets et nous crierons victoire
Partout sur la planète on fêtera son départ
Nom d'un petit pangolin
Je ne sais pas ce qui me retient
D'renvoyer sur Vénus
Ce satané virus
Eh, nom d'une chauve-souris
Mais quand va-t-il filer d'ici?
Déserter notre globe
Satané microbe
Déserter notre globe
Satané microbe



Euh, c'est quoi un pangolin?






Mais c'est trop mignon un pangolin!..





















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